Article 44 : A 50 ans j'ai pris ma retraite... suite

Publié le par Meggy de Génissieux

Article 44 : A 50 ans j'ai pris ma retraite... suite

Profiter du système de médecine du travail : j'ai rencontré à plusieurs reprises la psychologue du service destiné à veiller à la santé des agents. L'employeur est bon et respecte la loi. I dispose du service adéquat, de l'équipe de professionnels et de spécialistes… qui ne dispose en réalité d'aucun moyen. Nous avons bavardé pendant des heures. Elle comprenait ce que je lui disais, mais n'avait aucun pouvoir pour faire évoluer les choses. D'ailleurs plusieurs médecins du travail et psychologues ont baissé les bras après plusieurs mois d'illusions déçues. Elle entendait aussi le pendant de ce que je lui racontais, c'est là tout le paradoxe, de la part de cadres réellement débordés, submergés par le travail et qui n'en pouvaient plus.

Dernières semaines, j'ai surfé sur Youtube, en quête de vidéos sur les trucs pour réussir et pour poursuivre  mon développement personnel, parce que j'ai une envie farouche de réussir ce que j'entreprends aujourd'hui, un vrai changement de vie.

 

Les journées se suivaient et se ressemblaient inexorablement

7 H 30 : arrivée au bureau. J'avais choisi d'arriver tôt pour éviter les embouteillages du matin et du soir. Je mettais en route le photocopieur du bâtiment, discutais avec les collègues matinales (parfois plus disponibles à ce moment-là, avant d'avoir commencé leurs journées souvent bien chargées.

 7 H 45 : confection du café pour les collègues. Je me sentais au moins utile, et lorsqu'une autre collègue le faisait, je me sentais comme désorientée, privée de ma petite occupation matinale. Ah si elle avait su ! Mince, je n'aurai même pas ce truc à faire !

9 H 00 : Pause café 1/2heure chaque matin. Discuter avec les collègues le plus longuement possible, c'est tout un art ! la difficulté résidant dans le fait de trouver un équilibre sans atteindre le seuil de rupture où je me suis entend dire "bon, je suis vraiment désolée, mais j'ai du travail",  ça c'est gentil et franc. Il y a aussi des collègues qui ont essayé de me faire sentir que j'étais personae non grata, en se levant et faisant mine d'aller laver LA tasse à café indispensable aux administratifs, ou d'aller voir un membre de son équipe. Et je restais là, sur le pas de la porte, comme un couillon, la question en suspend sur les lèvres…

9 H 30- 10 H  dans le meilleur des cas : consultation de ma feuille de route du jour : la gestion des mails. En fait j'étais passée d'une quarantaine de mails par jour à 2 ou 3 (j'enlève les antispams ou pub diverses qui s'infiltrent souvent).

De 10 H à midi :

Réponse aux appels qui se firent de plus en plus rares … tout le monde se foutait de mon travail. Participer aux rares réunions où l'on m'invite… tout le monde se fout de la mission que je représente et qui tire vers sa fin… faire des courriers ? A qui, pourquoi ? tout le monde s'en fout et puis il faut dématérialiser, alors cela fait longtemps que je faisais tout mon courrier par mail (plus rapide, pas trop de procédure, de contraintes).

Contacte de partenaires disponibles : Je dois tout de même remercier des partenaires particulièrement extraordinaires que j'ai croisés, qui ont cru en mes missions, et cru en moi par voie de conséquence, qui même s'ils n'ont pas été très nombreux et présents en fonction de leurs propres disponibilités, ont réellement égayé mon quotidien, amenant du soleil dans un quotidien souvent bien gris. Je discutais parfois longuement avec eux, parlant de tout et de rien.

11 H 45 : je m'aventurais dans la petite cuisine pour y croiser celles qui étaient en avance et voulaient aller faire quelques amplettes à l'extérieur. Puis arrivaient le grand groupe, généralement vers 12 H 30, qui restait jusqu'à 13 H 15 (café compris… lol !) pour quitter ce lieu qui m'apparaissait comme le plus vivant dans mon environnement vers 13 H 30. S'il n'y avait personne au déjeuner (ça arrivait surtout au printemps ou l'été, moment où Mesdames les coquettes de la ville font leur shopping) je sortais moi aussi, faire les boutiques pendant 1 H 00 au moins.

13 H 30 : Farniente, sieste, c'était un moment calme car de nombreuses réunions de travail ont lieu à ce moment-là.

14 H 00 : Oui il ne faut pas exagérer tout de même, je reprenais du service en optant au choix, pour l'une des activités évoquées pour passer le temps, jusqu'à l'heure variable de mon départ. Je veux dire qui variait en fonction de ma patience à ne rien faire d'utile… ou presque

16 H 00 : Si je n'étais pas en réunion, je commençais à préparer mes affaires pour partir et surveillait ma montre jusqu'à 16 H 30…

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